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Le machine learning au service de l’intelligence des objets

Fondée en 2016 par Michel Rubino, Joël Rubino, François de Rochebouët et Marc Dupaquier, la start-up Cartesiam a dévoilé en février dernier son logiciel NanoEdge™ AI Studio, une révolution en matière d’IoT (Internet of Things). Car cet outil permet de transformer la connectivité des objets en véritable intelligence. Découverte de cette innovation avec Michel Rubino, Président de Cartesiam.

 

Un logiciel d’Intelligence Artificielle (IA) embarquée unique au monde

NanoEdge™ AI Studio est un Environnement de Développement Intégré (IDE) qui se présente sous la forme d’un logiciel. Il peut être installé sur PC Windows ou Linux, pour permettre de rendre intelligent n’importe quel objet possédant un microcontrôleur.). Courant, vibration, son, rayonnement ou champ électromagnétique, pression… Quel que soit le signal collecté et traité par un capteur, l’outil est efficient et fiable. « Le logiciel fonctionne comme un stéthoscope. Sauf qu’il y a aussi le médecin avec. » L’algorithme analyse l’état « normal » de la machine puis, grâce à l’apprentissage automatique, est capable de détecter des écarts, en fonction des distances mathématiques entre ce qu’il a appris initialement et ce qu’il constate. Il envoie ensuite des alertes pour prévenir d’un dysfonctionnement. Le composant récipiendaire du logiciel, le microcontrôleur, est un des plus répandus au monde. Sur une voiture, on en dénombre entre 300 et 500. Chaque année, 15 milliards de microcontrôleurs ARM® Cortex® M sont vendus.

La force du « Edge » : quand le traitement en local devient un atout de sécurité

Jusqu’ici, le recours à l’intelligence artificielle et aux dispositifs embarqués demandait l’intervention de data scientists et l’utilisation du cloud pour collecter et stocker les données nominales. La rupture apportée par NanoEdge™ AI Studio, c’est de fonctionner en local. « Notre force est d’embarquer l’apprentissage et l’inférence directement sur les microcontrôleurs. Nous traitons la donnée à l’endroit même où le signal devient une donnée. Toutes les problématiques de sécurité s’envolent : l’utilisateur reste propriétaire et maître de ses données. Un avantage de taille pour tous les acteurs de l’industrie, notamment. » Une source également d’optimisation des coûts, car l’entreprise n’a plus

besoin de faire appel à des compétences rares et chères comme les data scientists, grâce aux fonctions qui vont être intégrées dans le logiciel, ce qui va permettre à l’objet de réagir seul sans intervention extérieure. Le logiciel fonctionne par ailleurs de manière autonome. Si le réseau internet tombe, le microcontrôleur continue à tourner et ce, en consommant très peu d’énergie (une pile dure environ 3 ans).

Une perspective intéressante pour la maintenance prédictive

NanoEdge™ AI Studio permet aux objets de s’autodiagnostiquer. Ils deviennent en quelque sorte conscients de leur état. Demain, un climatiseur pourra par exemple détecter tout seul l’obstruction de son filtre. Le champ des possibles est donc particulièrement vaste, et de nombreuses entreprises ont d’ores et déjà identifié l’intérêt de cette solution. A l’instar de Schneider Electric, Lacroix Electronics ou Naval Group, qui ont testé le logiciel pour la maintenance d’équipements embarqués. « Aujourd’hui, dans le marché de l’IA embarquée, seul Cartesiam est en mesure de proposer une telle innovation. Avec NanoEdge™ AI Studio, les barrières traditionnelles de l’IA sont enfin supprimées. Elle devient accessible aux entreprises de toutes tailles qui souhaitent concevoir et commercialiser des produits innovants, facilement, rapidement et le tout à un coût très compétitif ».